L’éclipse du 4 décembre vue de l’ISS

Crédit : Kayla Barron / NASA

Samedi 4 décembre, une éclipse totale de Soleil s’est produite entre l’Atlantique sud et l’extrême sud de l’océan Pacifique.

Le phénomène a duré un peu plus de 4 heures (de 5h29 à 9h37, temps universel), l’ombre de la Lune à la surface de la Terre se déplaçant durant 66 minutes et, localement, la totalité durant au maximum 1 minute et 54,4 secondes.

L’éclipse n’a été visible (sur Terre) que depuis l’Atlantique sud, le maximum ayant eu lieu à 7h33 au-dessus de la côte de la mer de Weddell, une mer de glace aux portes du pôle Sud… où il fait jour depuis deux mois.

Une phase partielle très faible a été visible depuis le sud de l’Afrique, le sud-est de l’Australie et le sud de la Terre de Feu.

C’était la quinzième éclipse totale de Soleil du 21e siècle.

Crédit : Kayla Barron / NASA

L’Expedition 66 aux premières loges

Si peu de Terriens ont pu profiter du spectacle, les occupants de la Station spatiale internationale ont été gâtés, comme le rapporte sur Facebook l’astronaute américaine Kayla Barron : « Samedi matin, l’équipage de l’Expédition 66 s’est serré dans la Coupola pour observer l’éclipse totale de Soleil qui s’est produite au-dessus de l’Antarctique et de l’océan Austral. Ici, la Lune projette une ombre oblongue sur la surface de la Terre. C’était un spectacle incroyable à contempler. »

La largeur maximale de la bande de totalité, qui apparaît à l’horizon sur les deux clichés reproduits ici, était estimée à un plus de 418 km.

Au premier plan se dressent les deux derniers modules russes rattachés à la station : le laboratoire Nauka (un peu jaune), arrivé le 29 juillet dernier, et le nœud d’amarrage Pritchal (très blanc), amarré depuis le 26 novembre.

Pierre-François Mouriaux