La musique aide à voler

Crédit : ESA / NASA

Un hymne à l’Ukraine

Samedi 14 mai s’est tenue à Turin, en Italie, la finale de la 66e édition du concours Eurovision de la chanson, organisée par l’Union européenne de radio-télévision, la plus grande alliance de médias de service public dans le monde, fondée en 1950 par les pionniers de la radio et de la télévision en Europe de l’Ouest.

L’épreuve, qui rassemblait 40 pays cette année (la Russie ayant été exclue dès le 25 février dernier, le lendemain de son invasion de l’Ukraine), a été remportée sans surprise par le groupe ukrainien Kalush Orchestra, mélangeant rap et airs folkloriques.

Leur chanson Stefania, dont les paroles sont devenues un hymne à l’Ukraine, a récolté 631 points, dont 439 de la part du public.

Le président Volodymyr Zelensky a assuré que son pays accueillerait la compétition l’année prochaine.

Le groupe breton Alvan & Ahez, lui, a terminé à la 24ᵉ et avant-dernière place (avec 17 points), juste devant le jeune chanteur allemand Malik Harris (6 points) : c’est l’un des pires scores réalisés par la France depuis la création du concours…

Samantha Cristoforetti en guest star

Sur orbite depuis le 27 avril dans le cadre de la mission Crew 4 / Minerva, l’astronaute italienne Samantha Cristoforetti (née à Turin) a emporté avec elle un drapeau aux couleurs de l’Eurovision, qu’elle a déployé au sein de la tourelle panoramique de la Station spatiale internationale.

Elle a enregistré un message vidéo d’une quarantaine de secondes, qui a été retransmis durant le télécrochet européen, et dans lequel elle souhaitait bonne chance à tous les candidats.

Message vidéo
Crédit : ESA / NASA

Et de commenter le lendemain sur son compte Twitter : « Musique et vols spatiaux : oui ! Elle crée l’ambiance pour le lancement, nous motive dans notre gymnase spatial, nous aide à nous détendre pendant notre temps libre, et nous connecte avec nos compagnons d’équipage. Vive l’esprit Eurovision ! Merci Turin ».

Pierre-François Mouriaux