Un hommage aux pionniers

Crédit : Matthias Maurer / ESA / NASA

Vielen Danke, Matthias!

L’astronaute allemand Matthias Maurer, à l’occasion de sa mission Cosmic Kiss qui s’est achevée le 6 mai dernier, a accepté d’emporter avec lui à bord de la Station spatiale internationale un certain nombre d’objets symboliques.

Parmi eux figuraient deux portraits de grands promoteurs français de la culture spatiale, que l’astronaute européen a photographiés à notre demande à l’intérieur de la Cupola, la coupole d’observation de l’ISS, sur fond de Terre.

Le premier portrait (en noir et blanc) est celui d’Alexandre Ananoff (1910-1992), entre autres initiateur du premier Congrès international d’astronautique à Paris (en 1950) et conseiller du dessinateur Hergé pour les aventures de Tintin sur la Lune.

Le second portrait (en couleurs) est celui du journaliste Albert Ducrocq (1921-2001), cofondateur en 1963 de la revue Air & Cosmos, dont la Société Astronomique de France avait célébré le centenaire de la naissance l’an dernier.

La photo avait été réalisée en 1992 devant le siège du Cnes, à Paris, en compagnie de Claudie Haigneré, lorsque cette dernière avait été présentée à la presse comme doublure de Jean-Pierre Haigneré pour la mission Altaïr à bord de la station russe Mir.

Encore un anniversaire

Nous choisissons de partager ce cliché-hommage ce 10 juillet, à l’occasion de 85 ans de l’ouverture de la première « Exposition astronautique », pour laquelle Alexandre Ananoff fut sollicité par le directeur du futur Palais de la Découverte à Paris, André Léveillé.

L’exposition, qui dura cinq mois (jusqu’au 25 novembre 1937), s’inscrivait dans l’Exposition universelle de Paris des « Arts et techniques de la vie moderne ».

Le jeune Alexandre Ananoff y donna plus de cent conférences (au moins une tous les deux jours), s’efforçant à l’occasion de la moitié d’entre elles de promouvoir la jeune science astronautique et de détailler ses promesses, prédisant même que l’homme marcherait sur la Lune avant la fin du XXe siècle…

Pierre-François Mouriaux