Starliner transforme l’essai

Crédit : Bill Ingals / NASA

Le Starliner CST-100 de Boeing, le nouveau vaisseau de transport d’équipages privé américain, a terminé sa mission d’essai Boe-OFT 2 (sans équipage) le 25 mai à 22 h 49, Temps Universel, soit au terme d’une mission de pratiquement six jours (à 5 minutes près).

La capsule avait été expédiée le 19 mai vers la Station spatiale internationale, et s’y était amarrée le surlendemain – non sans quelques incidents, qui n’ont cependant pas compromis la suite de la mission (pannes de moteurs et collier d’amarrage récalcitrant).

Le voyage retour a démarré le 25 mai à 18 h 36 TU, lorsque le Starliner s’est détaché du port MPA-2 du module Harmony (Node 2) de la station.

Crédit : Bill Ingals / NASA

Le vol s’est achevé sans encombre à proximité du polygone d’essais de missiles de White Sands, au Nouveau-Mexique, avec trois minutes de décalage par rapport à l’horaire annoncé en début de vol.

Le choc final avec le sol a été amorti grâce au déploiement de coussins gonflables sous la cabine.

Le vol de qualification Boe-CFT (Boeing Crew Flight Test) devrait suivre à l’automne, avec trois astronautes américains.

Petite visite du propriétaire

Avant le retour sur Terre, une rapide vidéo de présentation de la cabine (50 secondes) a été réalisée par l’astronaute américain Bob Hines, et partagée sur les réseaux sociaux.

On y découvre notamment Rosie the Rocketeer, le mannequin anthropomorphe instrumenté installé dans le siège du commandant de bord, équipé de la combinaison pressurisée Boeing Blue.

Crédit : NASA

Son nom est un hommage à Rosie la riveteuse, représentante des six millions de femmes américaines qui ont travaillé dans l’industrie de l’armement pendant la Seconde Guerre mondiale ; comme la Rosie des affiches de l’époque, la Rosie de l’espace porte un bandana rouge à pois blancs (sous son casque).

A ses côtés avait été disposée, en guise d’indicateur de micropesanteur, une peluche du premier personnage du simulateur de vol spatial Kerbal Space Program, Jebediah Kerman ou Kerbonaut #0001.

Pierre-François Mouriaux