Début des tests psychologiques

Crédit : ESA

Presque trois fois plus de candidats qu’en 2008

La quatrième sélection d’astronautes européens (après celles de 1977, de 1992 et de 2009) a été lancée le 31 mars 2021.

La compétition était ouverte aux ressortissants des 22 Etats membres de l’Agence spatiale européenne et de trois Etats associés, répondant à plusieurs critères : avoir moins de 50 ans, être titulaire d’un diplôme de master scientifique ou d’ingénieur, et bénéficier au moins de trois ans d’expérience professionnelle.

22 589 dossiers ont été recueillis en ligne le 18 juin. La France arrivait largement en tête, avec 7 137 aspirants, dont 1 662 femmes, devant l’Allemagne (3 700 candidats), le Royaume-Uni (1 979), l’Italie (1 860) et l’Espagne (1 344).

Pour mémoire, en 2008, l’ESA avait reçu 8 413 candidatures, dont 1 860 Français – parmi eux, Thomas Pesquet) : on assiste bien aujourd’hui à un engouement du public pour les vols spatiaux habités, popularisés par la nouvelle génération d’astronautes, ultra-connectée, et le buzz notamment orchestré par la société SpaceX et ses lancements vers la Station spatiale internationale.

La sélection de 2009
Crédit : ESA

Parcours du combattant

Après l’examen des dossiers en ligne, 1 391 candidats ont été convoqués à Hambourg en Allemagne pour passer des tests psychométriques (exercices de calculs, de représentation 3D, de pilotage…).

Les rescapés des deux premières phases vont désormais se succéder jusqu’au mois de mai au Centre européen des astronautes, à Cologne en Allemagne, pour passer les épreuves psychologiques.

Suivront les examens médicaux et les entretiens individuels, avant l’annonce finale en octobre de quatre à six nouvelles recrues.

Astronautes de réserve et parastronaute

Pour la première fois, une vingtaine de personnes devraient également être retenues pour former un corps de réservistes, ainsi qu’un astronaute avec un handicap physique (parastronaute). Ce dernier n’aura probablement pas l’opportunité d’effectuer une mission spatiale, mais aidera à identifier les adaptations nécessaires à une telle éventualité, dans le cadre d’une étude de faisabilité.

Pierre-François Mouriaux